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Publié par Ichel

La femme à la bouche fendue
La femme à la bouche fendue

On entre dans mon sanctuaire, j'ai une véritable passion pour ce type de film. J'en ai vu pas mal, sans vouloir me vanter, du coup je ne m'effraie pas facilement et je suis surprise encore moins souvent. Je dirai que pour apprécier un film d'horreur, il s'agit d'abord d'un état d'esprit et de ne pas être quelqu'un de frileux. Si tout ce qui vous fait peur et vous empêche de dormir ce sont les effusions de sang alors vous ne pouvez pas aimer le genre horreur asiatique et encore moins japonais. Ce qui vous correspond le mieux c'est l'horreur américaine qui verse dans l'hémoglobine et les effets spéciaux. Mais si vous voulez un mélange d'épouvante et d'horreur (recette essentielle du cinéma asiatique de ce type) alors soyez les bienvenus.

Ring est un film de Hideo Nakata (Ô très illustre sensei) sorti en 1998. Il est basé sur le roman du même nom de Koji Suzuki. Les légendes urbaines sont parfois ce qu'il y a de plus redoutable car, on ne leur accorde pas suffisamment d'attention. Une de ces rumeurs prétend qu'on trouvera la mort sept jours après avoir visionné une cassette maudite. Si peu de gens y croient, il y a déjà eu quatre morts, survenues dans des circonstances particulières. La tante de l'une des victimes va vouloir connaître le fin mot de l'histoire et va AMEREMENT regretté sa décision tirée de sa déformation professionnelle de journaliste. C'est l'un des films les plus terrifiants que j'ai vus. Tout comme Exorciste, je ne peux pas regarder ce film toute seule et encore moins la nuit. Je me souviens que je l'ai vu avec toute ma famille et je devais avoir 12 ans. Purée! Il a effrayé tout le monde. On en a fait des cauchemars pendant longtemps. La version américaine est du pipi de chat à côté de celle-ci.

Ju-on est réalisé par Takashi Shimizu et est sorti en l'an 2000. Un instituteur, inquiet de l'absence d'un de ses élèves depuis plusieurs jours, décide de se rendre chez lui pour savoir ce qui se passe. Il va trouver le petit garçon tout seul dans une maison sale et sans dessus dessous. En attendant l'arrivée des parents de son élève, des phénomènes étranges et effrayants vont se dérouler. La version américaine avec Sarah Michelle Gellar n'est pas mal. C'était la première fois que je trouvais que les yankees n'avaient pas dénaturé une oeuvre qui n'était pas la leur. Pourtant, la version américaine (que j'ai vu avant celle-là d'ailleurs) ne transmet pas toute l'épouvante que l'on peut ressentir en regardant la version nippone. J'ai eu tellement peur de ce film que je ne rentre plus jamais (seule ou accompagnée) dans une maison abandonnée. Les six films valent leur pesant d'or. Je les recommande vivement à ceux qui ont le coeur solide.

Carved: The slit-Mounted Woman (La femme à la bouche fendue) est sorti en 2007 et est réalisé par Koji Shiraishi. La femme à la bouche fendue est une vieille légende japonaise et personne n'y croit plus de nos jours. Il s'agit juste d'une histoire qu'on raconte aux petits-enfants pour qu'ils restent sages. Cependant, un tremblement de terre va changer tout ça. Des enfants vont commencer à disparaître et ce sera à deux instituteurs de les retrouver. Ce film-là m'a aussi foutu la trouille. Rien que revoir les images me donne la pétoche. En plus, c'est une histoire assez triste, comme le sont souvent les films d'horreur. À la fin, j'étais partagée entre la peine et la tristesse.

La mort en ligne, est sorti en 2003 et est réalisé par Takashi Miike. Dans le millénaire qui est le nôtre, les téléphones portables sont devenues des incontournables. Or que se passe-t-il lorsque ces petits bijoux sont ceux qui nous apportent la mort? Plusieurs Japonais vont trouver la mort quelques jours après avoir reçu un appel ou un message provenant de leur propre portable où elles apprennent comment et quand elles mourront. Il va falloir trouver un moyen d'éviter que cela arrive. Je me souviens que la première fois que j'ai regardé ce film, j'avais tellement peur que j'ai appelé mon grand frère pour qu'il vienne le suivre avec mon frère, ma soeur et moi. On ne s'attendait pas à ce qui allait se passer et l'intrigue nous a horriblement surprise.

Dark water, est sorti le 19 janvier 2002 et est réalisé par... Hideo Nakata (oui lui-même). On pourrait s'arrêter là comme gage de réussite mais, je vais tout de même continuer ma description. Une jeune divorcée emménage dans un appartement avec sa fille. Elles croient que la vie est en train de leur sourire lorsqu'une fillette en cirée jaune et au visage sombre va faire son apparition. Qui est-elle? D'où vient-elle? Que veut-elle? Il faudra que Yoshimi Matsubara trouve les réponses à ces questions, la vie de sa fille en dépend. L'épouvante est vraiment au coeur de ce film. On sursaute au moindre bruissement, à la moindre porte qui claque. Nakata a encore su nous créer des vrais moments de terreur avec une musique angoissante et des longs cheveux noirs qui pendent.

Ceci est ma collection personnelle de films qui me foutent encore la pétoche, alors si vous avez envie de vous faire peur avant de Noël, je vous les recommande vivement. Il existe une version américaine de quasiment tous ces films (sales voleurs... enfin c'est ça le cinéma) mais rien ne vaut l'original. Les Japonais ont des expressions faciales qu'il est difficile d'imiter. Ils ont une manière de créer une atmosphère lugubre qu'on ne retrouve pas aisément chez d'autres (à part quelques grands noms comme Wes Craven, Stephen King ou encore les frères Raimi). Bon visionnage.

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